Accueil > Archives > LA PYRAMIDE DE MASLOW



LA PYRAMIDE DE MASLOW

 


Abraham Maslow qui est devenu la référence incontournable en matière de besoins humains. Je rappelle ici l’essentiel de ses travaux.

Le grand intérêt des travaux d’Abraham Maslow, c’est d’avoir pu dégager, identifier un certain nombre de besoins propres au monde occidental et particulièrement intéressants pour le monde du travail.
Le principe de hiérarchie s’applique à la désormais célèbre pyramide des besoins. A savoir: un besoin nouveau (supérieur) n’émerge que lorsque le (ou les) besoins) inférieur(s) a(ont) été relativement satisfait(s).

La pyramide des besoins selon Maslow


Pour se faire comprendre, Maslow imagine un homme d’affaires voyageant en avion d’un continent à l’autre, ce qui lui permet d’assurer largement sa survie et sa sécurité, et aussi de méditer sur les beautés de l’art roman, ce qui est l’un de ses centres d’intérêt.
Notre homme se trouve ainsi occupé à méditer - et donc à satisfaire son besoin de réalisation de lui-même, sommet de la pyramide.
Survient un accident technique et le commandant de bord annonce un atterrissage forcé ! A quel « étage » de la pyramide pensez-vous que vont se situer les préoccupations de notre homme d’affaires dans les minutes qui suivent ?

Les différents besoins ou les étages de la pyramide :

- 1) Le besoin de survie

L’être humain a d’abord besoin de survivre (besoin d’air, de sommeil, de protection contre la nature, de nourriture, de boisson, de reproduire l’espèce, etc.).
Un autre besoin fondamental est moins connu : le besoin de strokes*. En l’absence de strokes, le système nerveux (et plus particulièrement la moelle épinière) peut se « flétrir » .

* Stroke
Eric Berne, fondateur de l’Analyse transactionnelle, dans son ouvrage « des jeux et des hommes », introduit la notion de stroke :
« Il est permis d’employer le mot stroke afin de désigner tout acte impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui.»
On appelle stroke une unité de contact humain. On peut le comparer à la calorie, qui est une unité alimentaire et considérer le stroke comme une calorie psychologique.
Nous savons que nous avons besoin, en moyenne, d’un certain nombre de calories par jour.
Il peut y avoir des fluctuations d’un jour à l’autre. Tous les aliments ne donnent pas la même quantité de calories. Il importe donc de trouver notre compte au travers de la variété des aliments.
De même, nous avons besoin d’une certaine quantité de contacts pour survivre.
Certains sont, comme pour les calories, pauvres en strokes (un simple regard dans la foule, un « bonjour » rapide, etc.).
D’autres sont moyens (échange d’informations professionnelles, discussion courte, etc.).
D’autres sont riches en strokes (conversation longue, jeu de plaisir, intimité, longue discussion d’opposition, dispute, etc.) .
C’est dire qu’en lançant un simple regard à quelqu’un ou en lui adressant gentiment la parole, en lui souriant ou, par contre, en lui donnant un coup, physique ou psychologique, en l’insultant, en l’«engueulant », en le frappant, on lui donne un stroke.

Le mot stroke est souvent traduit par « caresse » pour désigner une unité de contact entre deux êtres humains.
Ce terme peut surprendre car dans le cas d’une dispute on parle de « caresse négative ».
Comme il arrive à bien des humains, de rechercher de manière inconsciente des stokes négatifs tels que des « coups psychologiques » (insultes, engueulades, dévalorisations de toutes formes), il est toujours difficile d’associer les mots caresse et négative, d’expliquer donc que des êtres humains s’arrangent pour obtenir des caresses négatives. Voilà pourquoi nous préférons conserver le mot anglais « stroke » qui littéralement, veut dire « coup » et « caresse ».
L’Analyse Transactionnelle distingue les strokes positifs (+) (valorisants) des strokes négatifs (-) (dévalorisants).

*Strokes positifs : expression de considération, d’affection, remarques valorisantes, jeux de plaisir, etc.

*Strokes négatifs : remarques désobligeantes, déconsidération, insultes, etc.

- 2) Le besoin de sécurité

Il s’agit, pour l’être humain, d’organiser sa vie de manière à garantir sa survie: c’est le besoin de sécurité.

- 3) Le besoin de reconnaissance

C’est le besoin de savoir que l’on compte pour les autres.
Pour satisfaire ce besoin, les strokes (+ ou -) sont l’aliment premier.
L’être humain va faire beaucoup pour l’obtenir.

- 4) Le besoin d’estime

C’est le besoin de recevoir, de certaines personnes de son entourage, des signes de reconnaissance positifs, des strokes positifs.

- 5) Le besoin de réalisation de soi

C’est le besoin d’affirmer d’une manière personnelle son caractère tout à fait unique, de réaliser ses potentialités, ses dons. De donner à ce qu’on fait (et ce peuvent être les choses les plus simples) sa touche personnelle.

 

 



 



 

Extrait de l’ouvrage de René de Lassus
« La communication efficace par la PNL »